L'activité agricole, comme toutes les branches de l'économie, est amenée à réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre l'effet de serre.
Dans les exploitations agricoles, on utilise traditionnellement le fioul et l'électricité et, en fonction des productions, il peut y avoir aussi du gaz, du bois... ce sont des consommations dites “directes“.
Il y a aussi toutes les consommations “indirectes“ liées par exemple à l'achat d'aliments, la fabrication d'engrais ou des produits phytosanitaires, qui entrent pour une part non négligeable dans la somme de l'énergie dépensée.
L’une des premières choses qui peut-être envisagée sur une exploitation agricole, c’est l'évaluation des postes les plus gourmands en énergie.
Le bilan énergétique (énergie produite / énergie consommée), avec par exemple la méthode PLANETE, permet de déceler, exploitation par exploitation, les leviers à actionner pour réduire la consommation d'énergie. En effet, l'énergie la moins polluante, est celle que nous ne consommons pas !
Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Sébastien BORDEREAU, animateur en développement local au CRDA des Mauges ou Mathieu GUIHOT, animateur au CIVAM 49.
Le deuxième volet, peut-être la promotion et le développement des énergies renouvelables en substitution aux sources classiques.
Les énergies renouvelables sont inépuisables à l'échelle géologique, avec des flux constamment renouvelés. Elles sont, pour la plupart, issues du rayonnement solaire (photosynthèse, solaire direct), de la circulation atmosphérique ou océanique, des mouvements de la lune ou de la chaleur interne de la Terre.
Le solaire se décline en deux catégories : le photovoltaïque et le thermique. Pour le premier, il s'agit de produire de l'électricité et dans la plupart des cas, la revendre au réseau EDF. Les panneaux solaires thermiques peuvent être le moyen de produire une grande partie de son eau chaude sanitaire (ex : laiterie) et de son chauffage (bâtiment hors-sol).
La France a le deuxième potentiel éolien d'Europe, mais, en terme de réalisation, elle reste très en retard par rapport à ses voisins. L'éolien de proximité permet de fournir de l'électricité pour être autonome sur une exploitation ou le plus souvent, être revendue sur le réseau EDF. Le grand éolien (ex : Bouin) engendre des projets où tous les acteurs du monde rural doivent être pris en compte.
La filière bois énergie est connue de longue date mais se chauffer au bois n’est plus symbole de modernisme. Les chaudières bois ont été peu à peu délaissées au profit des chauffages au fioul, au gaz, ou à l’électricité. Pourtant, en France, la ressource en bois est en constante augmentation et suite aux opérations de replantations de haies, un certain nombre d'agriculteurs se posent la question de leur valorisation.
Le bois déchiqueté et les chaudières qui vont avec, apparaît comme une des solutions pour relancer cette filière auprès des agriculteurs.
La biomasse végétale, issue des cultures, procure de l'énergie à travers l'alimentation à l'être humain et aux animaux. Elle est aussi la matière première de différentes énergies renouvelables :
Pour cela, il y a deux démarches : le processus “industriel“ pour la production de diester, ou le circuit court de pressage à la ferme avec production d'huile végétale brute et tourteaux pour les animaux.
Cette dernière retient l'attention de plus en plus d'agriculteurs.
La matière organique fermentescible (déjections animales, déchets verts, …) peut, elle aussi, être à la base de la création d'énergie grâce à la méthanisation.
Compte tenu des attentes des agriculteurs du Maine et Loire et de l’expérience d’autres départements, le solaire thermique, le bois déchiqueté et les huiles végétales brutes sont les sujets qui semblent présenter, dans l'immédiat, le plus d’intérêts. Des propositions d’actions sont en cours d’élaboration.