TEMOIGNAGE DE GERARD
Gérard, éleveur à Cholet
Gérard est fils d’agriculteur. Son père était éleveur de bovins. Après avoir suivi des études agricoles et ne pouvant pas travailler sur l’exploitation familiale pour plusieurs raisons, Gérard a été employé pendant 10 ans dans une usine de chaussures.
« Lors de la construction de l’autoroute Cholet - Angers, la ferme familiale a été rasée. Nous nous sommes installés avec mon père dans la ferme voisine, avant qu’il ne prenne sa retraite. Mon premier frère nous a rejoint en 1998. Et en 2001, mon autre frère, qui s’était orienté dans l’hôtellerie, a choisi de suivre une formation en un an pour venir travailler sur le GAEC. Aujourd’hui, nous exploitons 125 ha et possédons 55 vaches laitières.
Si notre père n’avait pas été agriculteur, je pense que nous ne le saurions pas non plus. La passion vient quand vous êtes dedans. Peu de gens en ville veulent être agriculteur. Sans la structure, la ferme, il faut en vouloir. Nous avons eu beaucoup de chance. De plus la ferme tourne bien, c’est encourageant.
La contrainte principale d’un éleveur laitier qui est seul, c’est le travail du week-end avec l’astreinte de la traite. C’est une chose qui ne nous pose pas de problème car nous sommes trois donc nous travaillons un week-end sur trois et nous pouvons nous libérer plus facilement qu’un éleveur laitier individuel.
Par contre, la contrainte d’un GAEC, c’est qu’il faut une très bonne entente entre collègues. Il faut aussi que tout le monde soit motivé, qu’il n’y en ait pas un qui décourage les autres.
L’atout de notre métier, c’est le cadre de vie, la campagne. Quand il fait beau, que le oiseaux chantent, c’est génial… mais c’est pas tous les matins comme ça ! Nous exerçons une profession libérale et donc nous pouvons prendre une journée quand nous le souhaitons (ou presque). C’est différent de l’usine. »






