TEMOIGNAGE DE CHANTAL
Chantal, agricultrice à La Chapelle Rousselin
Chantal et son mari cultivent 6 hectares 80 de tabac blond. Ils possèdent également 700 m² de volailles label et un élevage de porcs. Au sein de l’exploitation, Chantal se consacre à la vente directe et à son projet d’accueil pédagogique de groupes.
Depuis quand êtes-vous installée ?
Je suis installée avec mon mari en EARL depuis le 1er janvier 2003. Avant, je me consacrais à plein temps à mes enfants. Mon mari quant à lui était en GAEC avec ses parents depuis 1989.
Quelles études avez-vous suivi ?
Je n’ai pas fait d’études agricoles, je me destinais à la vente. J’ai réussi à lier les deux activités en m’occupant de la vente directe sur notre exploitation. Je participe également aux travaux agricoles, notamment la volaille et le tabac.
Qu’est-ce qui vous a motivé ?
Le choix du travail agricole, comme celui de la vente, se fait par passion. Il ne faut pas se lancer dans l’agriculture juste pour vivre à la campagne…
La liberté est une autre motivation. Nous sommes notre propre patron…
Quels sont les contraintes et les atouts de ce métier ?
Le travail agricole est assez physique, surtout au moment des enlèvements de volailles. C’est la seule contrainte.
Si nous avons envie de prendre du temps avec les enfants, nous y arrivons. Nos vacances, nous les prenons en hiver. L’été, nous sommes occupés par le Tabac. C’est un mode de vie qui ne me déplaît pas car je n’aime pas travailler dans le froid !
Comment se déroulent vos journées ?
Avec nos activités, chaque jour est différent. Il n’y a pas de journée type, c’est l’intérêt du métier. Il y a des moments de pointe avec le tabac et notre emploi du temps est fait d’imprévus. Nous ne connaissons pas la monotonie…
Aujourd’hui, les femmes souffrent-elles d’un manque de considération ?
Non, je remarque une amélioration de notre place dans l’univers agricole. Le CRDAM organise des rencontres entre femmes agricultrices et j’y participe. C’est important de sortir de chez soi, de parler.






